Partager

In Revue pédiatrique de Nancy, mars et avril 1957, pages 233-256.

ETIOLOGIE

[…]

Le traumatisme obstétrical joue un rôle incontestable, mais diversement apprécié suivant les auteurs. LEPINTRE et KLEIN ne relèvent qu’une naissance pathologique sur leurs 16 observations, mais LELONG et coll. la retrouvent 9 fois sur 31, et KINLEY 16 fois sur 22. INGRAHAM, sur 169 cas recensés en 1949, note un traumatisme obstétrical sévère dans 25,9 % des cas. Le traumatisme peut d’ailleurs consister simplement en un accouchement prolongé, en une compression exagérée de la tête dans la filière pelvienne.

On peut raisonnablement conclure :

  • qu’un traumatisme sérieux (forceps, réanimation, césarienne après travail prolongé) peut être incriminé dans un certain nombre d’hématomes sous-duraux à manifestations précoces ;
  • qu’un traumatisme plus minime est parfois responsable de saignements sous-dure-mériens, pour peu qu’il existe une cause prédisposant aux hémorragies : fragilité vasculaire des prématurés et débiles, hypoprothrombinémie néonatale, etc …
  • que l’absence de trauma connu ne permet pas, chez un nourrisson, d’écarter le diagnostic d’hématome sous-dural.