
En 2013, l’hôpital de Saint-Amand-Montrond s’est transformé en lieu de calvaire pour une jeune maman et son bébé. 13 ans plus tard, la maternité a été condamnée par le tribunal administratif d’Orléans à indemniser la CPAM, en raison des séquelles laissées à la mère et l’enfant.
En 2013, une jeune maman, alors âgée de 25 ans, a connu un accouchement traumatique au sein de la maternité de l’hôpital de Saint-Amand-Montrond (Cher). 13 ans plus tard, l’hôpital en question a été condamné : un soulagement pour la famille qui doit encore, 13 ans plus tard, subir les conséquences de cette naissance transformée en supplice.
Accouchement traumatique : ce qu’il s’est passé.
Lorsqu’elle s’est présentée à la maternité, la jeune femme présentait des facteurs de risque identifiés en amont : surpoids et diabète. Selon les informations de nos confrères de La République du Centre, l’accouchement par voie basse a été un calvaire pour la mère comme pour l’enfant, un petit garçon de 4,8kg, né « après 1 h 15 d’efforts expulsifs et réalisation d’une épisiotomie », et qui avait nécessité l’utilisation d’une ventouse.
A sa naissance, son fils souffrait d’une « fracture de la clavicule gauche », liée à une « manoeuvre obstétricale » de la sage-femme en charge de l’accouchement.
Depuis, 13 ans plus tard, la mère de famille, désormais âgée de 38 ans, souffre toujours des séquelles de cet accouchement. Outre les douleurs « à type de décharges électriques sur le pubis, le périnée et la jambe droite » qu’elle subit, elle doit désormais se déplacer à l’aide d’une canne pour cause de « boiterie », et a été licenciée pour inaptitude. Ses seuls revenus proviennent donc d’une pension d’invalidité, et de l’Allocation aux adultes handicapés (AAH).
L’hôpital a été condamné
Après des années de lutte pour que le préjudice subi soit reconnu, le couple et son fils avait obtenu 513 000 euros de dommages et intérêts lors d’un jugement de la cour d’appel de Bourges en 2024.
Fin janvier 2026, l’hôpital de Saint-Amand-Montrond a été condamné par le tribunal administratif d’Orléans à indemniser la CPAM à hauteur de 49 000 €, afin de couvrir une partie des frais médicaux de la mère et son enfant, qui n’avaient pas été inclus dans ce premier jugement. Les juges ont notamment reproché le fait qu’un accouchement par césarienne n’ait pas été envisagé, malgré les complications.
Source : Magicmaman.