L’ATIDE : ASSOCIATION DE PARENTS D’ENFANTS LÉSÉS CÉRÉBRAUX VICTIMES D’ACCOUCHEMENTS TRAUMATIQUES
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Notre association regroupe 80 familles d’enfants lésés cérébraux suite à des accouchements traumatiques durant lesquels ils ont subi des lésions cérébrales irreversibles ayant entrainé soit leurs décès, soit des handicaps moteurs et déficits mentaux chez les enfants survivants. De nombreuses mères déclarent ne pas avoir été informées au préalable de l’existence de ces risques graves, et avoir demandé la pratique d’une césarienne durant leurs accouchements par voies basses difficiles que leurs médecins ont refusé avec les conséquences terribles que cela a eu.
Aujourd’hui notre association milite en faveur du respect du droit à l’information des parents sur les risques de l’accouchement par voie basse concernant l’intégrité neurologique des nouveau-nés, et du droit des femmes à choisir la voie de naissance qu’elles souhaitent pour donner la vie à leurs enfants dans des conditions de sécurité optimales.
« Quand je suis arrivée à la maternité. Le bébé s’était retourné depuis 10 jours et il se présentait par le siège. Lorsque j’ai demandé une césarienne, on m’a répondu : ce n’est pas à la carte ici. »
« La mauvaise utilisation des forceps a comprimé le cerveau du bébé et provoqué une hémorragie. Le crâne de mon fils était enfoncé à plusieurs endroits et présentait des hématomes. On l’attendait notre bébé, nous en avons gros sur le cœur. »
« Le cœur du bébé descendait. On m’a dit de ne pas m’inquiéter et que je n’avais pas besoin d’une césarienne. On m’a dit que c’était le protocole et qu’on voulait que j’accouche naturellement. »
« Lorsque j’ai demandé pourquoi on ne me faisait pas de césarienne on m’a répondu : on ne fait pas de césarienne pour un premier enfant ! »
« Entre mon entrée à l’hôpital et la décision de la césarienne, il s’est écoulé 26 heures ! Quand vous ressortez avec un petit cercueil de l’hôpital, c’est horrible ! »
« Ils ont absolument voulu me faire accoucher par voie basse. Episiotomie, forceps… le tout avec une sage-femme qui a mis du temps à alerter le gynécologue. Résultat : anoxie cérébrale. »
« Le médecin s’est acharné avec la ventouse puis m’a dit que ce serait dommage de finir par une césarienne, alors que mon fils était en train de mourir. Nous portons plainte contre le médecin pour l’acharnement qu’il a eu à faire naître mon fils par voie basse. »
« Pendant 15 heures j’ai souffert le martyr. J’ai crié, j’ai supplié. A aucun moment, l’hôpital et les médecins ne se sentent coupables. Je n’ai jamais reçu d’excuses de leur part, je n’en espère même plus. »
« Une césarienne décidée plus rapidement aurait permis de sauver notre enfant, d’autant plus que ce risque d’étranglement par cordon ombilical est selon les experts assez courant lors d’un accouchement. »
« Il y a eu un mur, une chape de plombs sur la faute médicale. Nier l’erreur, c’est reproduire l’erreur ! »
« Pour moi, la césarienne paraissait inévitable, d’autant que j’avais déjà eu des problèmes lors de mes autres accouchements. Mais le médecin a insisté pour la voie basse. On tient le coup pour nos autres enfants, mais c’est comme si on était morts à l’intérieur. »
« À chaque étape de la procédure, nous avons dû tout revivre, au bout d’un moment, je ne pouvais plus relire le dossier. Je suis très affectée par les 7 années d’ascenseur émotionnel durant lesquelles j’ai attendu la reconnaissance de la responsabilité du CHU. »
« Je voulais que l’hôpital reconnaisse ses torts et qu’on me fasse des excuses. Que ça fasse réfléchir le personnel hospitalier pour qu’il soit plus à l’écoute des patientes. Mais je n’ai jamais pu s’exprimer, jamais pu parler de ma souffrance. »
« Je dénonce le temps perdu et l’acharnement d’un médecin à vouloir pratiquer l’accouchement par voie basse. Je l’ai supplié de me faire une césarienne, mais il ne m’écoutait pas. »
« Le médecin a décidé de déclencher l’accouchement car il craignait que mon bébé soit trop gros. L’accouchement a été très difficile et au lieu de faire une césarienne, il a décidé d’utiliser le forceps. C’est juste après que le pédiatre a diagnostiqué une paralysie faciale et une hémorragie cérébrale. »
Association française d’usagers
L’ATIDE est une association loi de 1901 fondée en 2020 par plusieurs parents d’enfants lésés cérébraux des suites d’accouchements traumatiques.























