L’hôpital de Wissembourg condamné par la justice après la mort d’un nouveau-né. Les faits se sont produits en 2013. Pascal et Savitree Baum avaient été admis en urgence à la maternité. La maman avait donné naissance à Stéphane, un bébé né prématurément après six mois et demi de grossesse, et décédé quatre jours plus tard à Hautepierre.
Avant cela, le couple avait d’abord effectué un premier passage à l’hôpital de Wissembourg. La sage-femme présente avait simplement conseillé à la maman de « prendre du Spasfon » et de se reposer chez elle. Puis vers 23h30, Pascal et Savitree Baum étaient de retour à l’hôpital.
« J’ai porté ma femme, je l’ai mise dans la voiture, la poche s’est rompue. On s’est retrouvé aux urgences à l’hôpital. Là, c’était la panique générale. Le téléphone du soignant qui tombe. Le médecin qui n’est pas là immédiatement. Mon enfant est né par forceps vers minuit. Il était tout à fait viable, même prématuré. Il faisait deux kilos. Il a été pris en charge par le SAMU 67, mais le SAMU n’est venu qu’à 5 heures du matin ». Il faut donc cette nuit-là plus de cinq heures au SAMU pour évacuer l’enfant, dont l’état se détériore rapidement, vers le CHU de Strasbourg Hautepierre.
Témoignage de Monsieur Baum :
Aider d’autres familles#
Une faute reconnue par la décision de justice rendu fin janvier par le tribunal administratif. Tout comme la faute commise par la première sage-femme, lors du premier passage du couple.
« Ce jour-là, si elle avait voulu faire son travail correctement et qu’elle avait été encadrée correctement, elle aurait été obligée de faire un examen à ma femme. Mais ce n’était pas le cas. Elle a dit qu’elle n’avait pas le temps. Donc de fait elle nous a renvoyé à la maison et de fait, tué mon fils. Le résultat, c’est le décès de mon fils, et ceux qui ont commis les erreurs n’ont jamais eu un seul jour, une heure de problème. Personnellement, quand je commets 2 km/h de dépassement sur la route, je passe à la caisse tout de suite. Eux non. Alors qu’ils ont tué mon fils » se désole Pascal Baum.
Le couple avait d’abord porté plainte au pénal, puis au civil. Aujourd’hui Pascal Baum espère que son combat encouragera d’autres familles qui vivraient le même drame à porter plainte. L’hôpital est condamné à verser environ 34.000 euros à la famille Baum et à rembourser les expertises. Les époux Baum ont décidé de faire appel.
Via : France Bleu Alsace.
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