CH de Cognac : l’hôpital condamné après le décès d’un nouveau-né.

Les juges ont estimé que les trois sages-femmes de garde cette nuit du 21 avril 2017 avaient commis une faute en tentant de pratiquer seules l’accouchement de la parturiente alors que le bébé à naître présentait des signes inquiétants d’insuffisance cardiaque.

Le tribunal administratif a condamné l’hôpital de Cognac à payer près de 73 000 euros aux parents d’un bébé décédé quelques minutes après sa naissance

Le tribunal administratif vient de condamner l’hôpital de Cognac à payer quelque 73 000 euros aux parents d’un bébé décédé d’asphyxie quelques minutes après sa naissance.

Les juges ont estimé que les trois sages-femmes de garde cette nuit du 21 avril 2017 avaient commis une faute en tentant de pratiquer seules l’accouchement de la parturiente alors que le bébé à naître présentait des signes inquiétants d’insuffisance cardiaque.

Si le médecin, qui a finalement pratiqué l’accouchement à l’aide de forceps, avait été prévenu 20 minutes plus tôt, l’enfant aurait pu être sauvé, a estimé la justice.

REVUE DE PRESSE :

Via SUD OUEST : https://www.sudouest.fr/charente/cognac/cognac-l-hopital-condamne-apres-la-mort-d-un-nouveau-ne-1777853.php

AFFAIRE CENTRE HOSPITALIER ARGENTAN

Grandes lignes :

  • Enfant handicapé. Tétraparésie spastique. Hypermétropie. Strabisme important.
  • Lésions frontales gauches et thalamus.
  • Déclenchement à terme.
  • Premier enfant.
  • Bébé nait en état de mort apparente.
  • Experts judiciaires nommés par le TA de Caen : Dr GARDIN, Dr FAGUER.
  • Anomalies du RCF. Décélérations. Bradycardie. Pré agonie.
  • Retard de césarienne.
  • Pas de prélèvements au scalp de disponibles.
  • Acidose métabolique à 90 minutes de vie.
  • APGAR bas.
  • Convulsions à H1.
  • CH d’Argentan conteste causalité entre les fautes commises et l’état de l’enfant.

AFFAIRE LA CROIX ROUSSE (LYON)

Grandes lignes :

  • Enfant handicapé (hémiplégie).
  • Utilisation du Cytotec.
  • AVC gauche.
  • Déclenchement.
  • Impartialité de l’expert judiciaire (membre de la SHAM) contestée par les parents de l’enfant.
  • Naissance par césarienne en cours de travail.
  • Critère ACOG avancés par l’hôpital.
  • Disparition du monitoring.

Anomalies du rythme cardiaque du bébé durant l’accouchement et césarienne trop tardive : son bébé décède.

Suite aux anomalies du rythme cardiaque de son bébé durant l’accouchement, elle reproche à l’obstétricienne un retard de décision de césarienne. En état de mort cérébrale, l’enfant est décédé une semaine après sa naissance.

Six mois après le drame, la maman revit sans cesse les événements. « J’ai de la colère, ça n’aurait jamais dû arriver cette affaire » confie-t-elle.

Le cœur du bébé en difficulté

La nuit du 16 novembre 2019, Claire se rend à la maternité du centre hospitalier du Nord, à Koné. Elle attend son premier enfant, après une grossesse sans problèmes. Habitant à quarante minutes de là, le personnel soignant préfère la garder sur place. Le travail se déroule correctement jusqu’au lundi matin. Il est 8h50, sous péridurale, la future maman est en salle d’accouchement avec une sage-femme, et l’enfant semble engagé dans le bassin.

« Le cœur du bébé descend une première fois, donc elle me dit qu’elle va le stimuler, que c’est normal vu qu’il est en train de sortir donc c’est normal que son cœur descende un petit peu. Donc moi je fais confiance. Elle m’a dit ne t’inquiète pas, ça va se faire naturellement, tu n’as pas besoin de césarienne, c’est le protocole, on veut que tu accouches naturellement » raconte Claire. 

Une césarienne en urgence 

Le rythme cardiaque du bébé remonte mais quelques minutes plus tard, il présente une nouvelle fois des signes de faiblesse. Avec cette seconde alerte, la gynécologue intervient.

« Elle a voulu me faire une échographie, son échographe n’a pas démarré. Après, elle a repris le monitoring pour essayer de chercher son cœur en sachant que son cœur descendait bas. Donc je ne sais pas, tu prends la décision, tu n’attends pas encore dix minutes sachant que son cœur était déjà descendu une première fois. La gynécologue décide de m’emmener en césarienne en urgence et ils font sortir mon bébé; son cœur ne bat plus. »

Une pédiatre parvient à faire repartir le coeur, après plusieurs minutes d’intervention. La mère et le petit garçon sont envoyés au Médipôle, à Nouméa. Une semaine plus tard, le verdict tombe.

« Notre fils est en mort cérébrale. Tout le côté organes fonctionnait mais tout le côté cerveau, qui puisse le faire vivre, était mort. C’était irréversible, donc il allait falloir l’éteindre, il n’y avait plus aucune chance pour mon fils. »

Des réponses pour se reconstruire

Comment ce qui devait être le plus beau jour de sa vie, s’est transformé en cauchemar ?

Pour avoir des réponses, elle a porté plainte. « Je veux que justice soit faite pour mon fils. De toute façon, on est obligés de reprendre le cours de notre vie mais tant que je ne saurai pas ce qui s’est passé, je n’arriverais pas à faire mon deuil. »

L’enquête devra déterminer s’il y a eu faute de la sage-femme et de la gynécologue. Le directeur du centre hospitalier du Nord n’a pas souhaité répondre aux journalistes. Ce jour-là, Claire était la seule femme à accoucher à la maternité. 

REVUE DE PRESSE :

via FRANCE TV INFO : https://la1ere.francetvinfo.fr/nouvellecaledonie/province-nord/kone/deces-nouveau-ne-kone-maman-temoigne-837694.html

Retard de césarienne lors de l’accouchement : décès d’un bébé de 9 mois. Le CHU de Tours condamné.

Une succession d’anomalies du rythme cardiaque du bébé ainsi que le constat de la latérocidence de son cordon ombilical n’avaient pas alarmé l’équipe médicale. Après une tentative de manœuvre obstétrique et l’échec du recours au forceps l’enfant demeurait bloqué. La décision de finalement pratiquer une césarienne est intervenue beaucoup trop tard selon la Justice.

Le centre hospitalier devra verser une somme globale de 25.000 € à une famille de Saint-Pierre-des-Corps dont l’enfant est décédé à la suite de plusieurs dysfonctionnements.

Le 30 septembre 2003, une mère de famille est enceinte. En raison de son passé médical et de ses problèmes de santé, cette grossesse a été particulièrement suivie et elle se déroule sans incident.

Le 24 mai 2004, elle est hospitalisée en urgence au CHRU de Tours car elle présente des contractions.

Il est alors décidé de déclencher l’accouchement le 27 mai à 15 h 30. Vers 23 h 15, alors que le rythme cardiaque de son enfant vient de connaître une succession de ralentissements, il est constaté que les efforts de poussée de cette patiente ne permettent pas la naissance du bébé.

Le médecin de garde a alors tenté de procéder à une rotation de la tête du fœtus par manœuvre manuelle, mais sans succès. Puis, après avoir vainement tenté d’extraire l’enfant par forceps, il était décidé de procéder à une césarienne.

La mère a donc été emmenée au bloc opératoire à 23 h 45 et l’enfant est né à 23 h 54 dans un état critique.

Transféré en unité de soins pédiatriques, il est resté hospitalisé jusqu’à son décès, le 5 février 2005. Devant le tribunal et assistés de Me Germain Yamba, la famille a exigé réparation.

La césarienne arrive trop tard

Les magistrats ont cependant noté, au vu des expertises, que la sage-femme aurait dû appeler le médecin de garde aux côtés de la requérante à 19 h 50 lorsque la latérocidence du cordon a été constatée puis à 22 h 50 alors qu’elle constatait une succession de ralentissements du rythme cardiaque de l’enfant et que la tentative de saturométrie avait échoué.

Les juges ont considéré que le médecin aurait alors eu une vision d’ensemble de la situation de la patiente et aurait pu prendre la décision de procéder à une césarienne. « La présence du médecin contacté tardivement aurait permis au cours du travail de discuter de l’indication d’une césarienne à différents moments du travail, notamment à 19 h 50 et en tout état de cause à 23 h 15 », a estimé le tribunal

Le transfert au bloc a pris dix minutes

L’avocat soutenait que la responsabilité du CHRU de Tours était engagée. Selon lui, le CHRU a commis deux fautes. La première résultait d’un défaut de circulation des informations au sein de l’équipe médicale et d’une décision tardive de procéder à une césarienne ; la seconde résultait d’un aménagement défectueux des locaux.

Dans leurs attendus, les juges ont retenu la responsabilité du centre hospitalier :

Il résulte de l’instruction que :

« La salle de naissance et le bloc opératoire n’étaient pas contigus mais distants de 80 mètres ; que le délai qui s’est écoulé entre la décision de pratiquer une césarienne prise à 23 h 32 et l’extraction du bébé qui a eu lieu à 23 h 54 est de 22 minutes ; que le transfert de la patiente de la salle de travail au bloc opératoire a pris dix minutes. »

« La situation de la maternité du CHRU était conforme à la loi, indiquent les magistrats . Le service de gynécologie obstétrique avait fait l’objet d’une inspection par l’Agence régionale d’hospitalisation du Centre le 18 mars 2004, soit deux mois avant cet accouchement, et aucune anomalie n’avait été retenue quant à l’installation, l’organisation et les modalités de fonctionnement du service. Si l’aménagement des locaux n’était pas optimum, aux dires de l’expert désigné par le tribunal, il n’était ni défectueux ni contraire aux normes en vigueur. En outre, le délai qui s’est écoulé entre la décision de pratiquer une césarienne et sa réalisation a été de 22 minutes (le délai optimum est compris entre 15 et 20 minutes) ; qu’en l’espèce, l’organisation des locaux n’est en tout état de cause pas constitutive d’un aménagement défectueux susceptible d’engager la responsabilité du CHRU. »

REVUE DE PRESSE :

LA NOUVELLE REPUBLIQUE : https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/mort-d-un-nouveau-ne-le-chu-de-tours-condamne