CH de Cognac : l’hôpital condamné après le décès d’un nouveau-né.

Les juges ont estimé que les trois sages-femmes de garde cette nuit du 21 avril 2017 avaient commis une faute en tentant de pratiquer seules l’accouchement de la parturiente alors que le bébé à naître présentait des signes inquiétants d’insuffisance cardiaque.

Le tribunal administratif a condamné l’hôpital de Cognac à payer près de 73 000 euros aux parents d’un bébé décédé quelques minutes après sa naissance

Le tribunal administratif vient de condamner l’hôpital de Cognac à payer quelque 73 000 euros aux parents d’un bébé décédé d’asphyxie quelques minutes après sa naissance.

Les juges ont estimé que les trois sages-femmes de garde cette nuit du 21 avril 2017 avaient commis une faute en tentant de pratiquer seules l’accouchement de la parturiente alors que le bébé à naître présentait des signes inquiétants d’insuffisance cardiaque.

Si le médecin, qui a finalement pratiqué l’accouchement à l’aide de forceps, avait été prévenu 20 minutes plus tôt, l’enfant aurait pu être sauvé, a estimé la justice.

REVUE DE PRESSE :

Via SUD OUEST : https://www.sudouest.fr/charente/cognac/cognac-l-hopital-condamne-apres-la-mort-d-un-nouveau-ne-1777853.php

L’accouchement au forceps comprime le cerveau du bébé : il décède deux jours plus tard.

Un couple a porté plainte pour homicide involontaire suite au décès de son bébé après un accouchement traumatique par forceps dans une clinique à Bourgoin-Jallieu. Le crâne du nouveau-né était enfoncé a sa naissance.

« Selon les déclarations du père, une mauvaise utilisation des forceps lors de l’accouchement aurait comprimé le cerveau du bébé et provoqué une hémorragie interne », a rapporté le procureur de la République de Bourgoin-Jallieu, Cédric CABUT.

La jeune femme, Graziella Da Cruz, 27 ans, était entrée le 26 janvier à la clinique Saint-Vincent de Paul. « Dans la nuit, le travail a commencé. J’ai demandé la péridurale. La sage-femme m’a demandé de pousser mais je ne sentais plus rien », témoigne-t-elle.

Appelé, l’obstétricien intervient.

Le praticien utilise alors les forceps, mais il les auraient « mal positionnés », selon le père.

« Quelques instants plus tard, ils m’ont rappelé pour couper le cordon. J’ai aussitôt compris que quelque chose d’anormal venait de se passer. J’ai vu que le crâne de mon fils était enfoncé à plusieurs endroits et présentait des hématomes, notamment au niveau des tempes », poursuit le père du nouveau-né.

Le 27 janvier, le nouveau-né est transporté en urgence au service de réanimation d’une maternité de Lyon où il décède deux jours plus tard après avoir fait deux arrêts cardiaques.

La mauvaise utilisation des forceps aurait « comprimé le cerveau du bébé et provoqué une hémorragie », toujours selon le papa qui dit rapporter les explications fournies par le personnel médical le jour de l’accouchement. « On l’attendait notre bébé, on avait tout préparé, nous en avons gros sur le cœur » et explique avoir porté plainte pour que de « telles erreurs ne se reproduisent pas. »

Une autopsie du bébé, qui avait déjà été inhumé, devait être réalisée hier.

« A la naissance, l’enfant présentait des signes de détresse respiratoire », selon la directrice de la clinique Saint-Vincent de Paul, Marie-Laurence Delaget, qui reconnaît que des forceps ont été utilisés en fin d’accouchement.

« Le décès n’a pas été signalé par l’hôpital mère-enfant de Bron qui l’avait admis comme le veut pourtant la procédure », s’est étonné le procureur de la République Cédric CABUT avant de poursuivre : « nous avons perdu une semaine, et si les parents n’avaient pas porté plainte nous n’aurions pas été au courant. »

REVUE DE PRESSE :

LE DAUPHINE LIBÉRÉ : https://www.ledauphine.com/isere-nord/2013/02/08/l-accouchement-vire-au-drame-dans-une-maternite-de-bourgoin-jallieu

RTL : https://www.rtl.fr/actu/un-couple-porte-plainte-apres-le-deces-de-son-nouveau-ne-dans-une-maternite-en-isere-7757907968

LIBÉRATION : https://www.liberation.fr/societe/2013/02/08/isere-un-couple-porte-plainte-apres-le-deces-de-son-bebe-a-la-maternite_880360

FRANCE 3 AUVERGNE-RHONE-ALPES : https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/couple-porte-plainte-apres-deces-leur-nouveau-ne-maternite-bourgoin-isere-196403.html

LE POINT : https://www.lepoint.fr/societe/apres-port-royal-un-nouveau-drame-en-isere-08-02-2013-1625570_23.php

LE RÉPUBLICAIN LORRAIN : https://www.republicain-lorrain.fr/france-monde/2013/02/09/l-accouchement-au-forceps-tourne-mal

ELLE : https://www.elle.fr/Societe/News/Ils-portent-plainte-apres-le-deces-de-leur-bebe-a-l-hopital-2318942

LE PARISIEN : https://www.leparisien.fr/archives/ils-portent-plainte-apres-la-mort-de-leur-bebe-09-02-2013-2552595.php

DNA : https://www.dna.fr/faits-divers/2013/02/09/plainte-apres-le-deces-d-un-bebe-dans-une-maternite

GRAND GRENOBLE : http://grandgrenoble.alpes1.com/news/locales/11186/deces-d-un-bebe-dans-le-nord-isere-ouverture-annoncee-d-une-information-judiciaire

SUITE DE L’AFFAIRE :

20 MINUTES : https://www.20minutes.fr/lyon/1833747-20160425-isere-obstetricien-condamne-prison-sursis-apres-mort-nourrisson#:~:text=JUSTICE-,Is%C3%A8re%3A%20Un%20obst%C3%A9tricien%20condamn%C3%A9%20%C3%A0%20de%20la%20prison%20avec,apr%C3%A8s%20mort%20d’un%20nourrisson&text=Le%20petit%20Na%C3%ABl%2C%20sorti%20aux,le%20jour%20de%20l’accouchement.

LYON MAG : https://www.lyonmag.com/article/80021/un-medecin-du-nord-isere-condamne-a-6-mois-de-prison-avec-sursis-apres-la-mort-d-un-bebe

EGORA : https://www.egora.fr/actus-pro/conditions-d-exercice/15821-mort-d-un-bebe-a-cause-des-forceps-6-mois-avec-sursis-pour-le

L’APPEL :

FRANCE BLEU : https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/proces-en-appel-pour-un-gynecologue-berjallien-poursuivi-pour-la-mort-d-un-nouveau-ne-en-2013-1510767266

LE DAUPHINE : https://www.ledauphine.com/isere-nord/2017/11/16/six-mois-de-sursis-requis-en-appel-contre-un-medecin-obstetricien

Anomalies du rythme cardiaque du bébé durant l’accouchement et césarienne trop tardive : son bébé décède.

Suite aux anomalies du rythme cardiaque de son bébé durant l’accouchement, elle reproche à l’obstétricienne un retard de décision de césarienne. En état de mort cérébrale, l’enfant est décédé une semaine après sa naissance.

Six mois après le drame, la maman revit sans cesse les événements. « J’ai de la colère, ça n’aurait jamais dû arriver cette affaire » confie-t-elle.

Le cœur du bébé en difficulté

La nuit du 16 novembre 2019, Claire se rend à la maternité du centre hospitalier du Nord, à Koné. Elle attend son premier enfant, après une grossesse sans problèmes. Habitant à quarante minutes de là, le personnel soignant préfère la garder sur place. Le travail se déroule correctement jusqu’au lundi matin. Il est 8h50, sous péridurale, la future maman est en salle d’accouchement avec une sage-femme, et l’enfant semble engagé dans le bassin.

« Le cœur du bébé descend une première fois, donc elle me dit qu’elle va le stimuler, que c’est normal vu qu’il est en train de sortir donc c’est normal que son cœur descende un petit peu. Donc moi je fais confiance. Elle m’a dit ne t’inquiète pas, ça va se faire naturellement, tu n’as pas besoin de césarienne, c’est le protocole, on veut que tu accouches naturellement » raconte Claire. 

Une césarienne en urgence 

Le rythme cardiaque du bébé remonte mais quelques minutes plus tard, il présente une nouvelle fois des signes de faiblesse. Avec cette seconde alerte, la gynécologue intervient.

« Elle a voulu me faire une échographie, son échographe n’a pas démarré. Après, elle a repris le monitoring pour essayer de chercher son cœur en sachant que son cœur descendait bas. Donc je ne sais pas, tu prends la décision, tu n’attends pas encore dix minutes sachant que son cœur était déjà descendu une première fois. La gynécologue décide de m’emmener en césarienne en urgence et ils font sortir mon bébé; son cœur ne bat plus. »

Une pédiatre parvient à faire repartir le coeur, après plusieurs minutes d’intervention. La mère et le petit garçon sont envoyés au Médipôle, à Nouméa. Une semaine plus tard, le verdict tombe.

« Notre fils est en mort cérébrale. Tout le côté organes fonctionnait mais tout le côté cerveau, qui puisse le faire vivre, était mort. C’était irréversible, donc il allait falloir l’éteindre, il n’y avait plus aucune chance pour mon fils. »

Des réponses pour se reconstruire

Comment ce qui devait être le plus beau jour de sa vie, s’est transformé en cauchemar ?

Pour avoir des réponses, elle a porté plainte. « Je veux que justice soit faite pour mon fils. De toute façon, on est obligés de reprendre le cours de notre vie mais tant que je ne saurai pas ce qui s’est passé, je n’arriverais pas à faire mon deuil. »

L’enquête devra déterminer s’il y a eu faute de la sage-femme et de la gynécologue. Le directeur du centre hospitalier du Nord n’a pas souhaité répondre aux journalistes. Ce jour-là, Claire était la seule femme à accoucher à la maternité. 

REVUE DE PRESSE :

via FRANCE TV INFO : https://la1ere.francetvinfo.fr/nouvellecaledonie/province-nord/kone/deces-nouveau-ne-kone-maman-temoigne-837694.html

Son accouchement par le siège se passe mal : une mère demande une césarienne et essuie un refus. Son bébé décède.

Yolan est décédé à 18 jours. Sa mère avait accouché à la maternité de l’hôpital de Dourdan. Suite à des complications dues à la présentation de son bébé par le siège, elle avait demandé une césarienne avant et en cours de travail, refusée au motif que « ce n’est pas à la carte ici ».

Dans la chambre qu’il n’aura jamais vue, le matelas à langer est encore dans son emballage. Cindy Lebel et Alexandre Besneux, habitants de Denonville, s’estiment victimes d’une erreur médicale survenue à la maternité de Dourdan (Essonne). A la suite de ce décès, l’agence régionale de santé (ARS) a décidé après enquête d’interdire tout accouchement dans l’établissement jusqu’à nouvel ordre.

La jeune mère avait pourtant confiance. Elle et sa fille de 3 ans y sont nées. Après une grossesse sans difficultés, c’est tout naturellement qu’elle avait décidé d’y venir pour accoucher de son deuxième enfant, un fils prénommé Yolan. Mais il est décédé seulement dix-huit jours après sa naissance, victime d’une complication pendant l’accouchement.

« C’était samedi 29 juin, il était 19h30, quand je suis arrivée à la maternité », raconte, Cindy. « Le bébé s’était retourné depuis dix jours et il se présentait par le siège. À part ça, lui et moi étions en pleine forme », assure-t-elle. Elle poursuit : « Le gynécologue a estimé que mon bassin était assez large. Je voulais une césarienne. On m’a répondu : Ici, ce n’est pas à la carte, et on m’a promis six personnes pour m’assister pendant l’accouchement. »

Mais alors que le rythme cardiaque de son bébé présente une anomalie, seule une seule sage-femme s’occupe d’elle. « Pourtant, le cœur de mon bébé avait du mal à chaque contraction. Et la péridurale n’a jamais fait effet. J’aurais pu marcher. »

Cindy Lebel affirme avoir plusieurs fois demandé une césarienne durant son accouchement, mais a dû attendre « 4 heures du matin que la sage-femme perce la poche des eaux », pour déclencher un accouchement par voie basse.

« Puis on m’a laissée seule avec mon conjoint. Une autre femme était arrivée entre-temps et allait accoucher. A 5 heures, j’ai senti quelque chose sortir. Mon mari a regardé. C’était le cordon ombilical. »

C’est selon les médecins : une procidence du cordon ombilical. C’est-à-dire que le cordon est tombé du corps de la mère.

« Quand le cordon sort, le bébé le compresse et s’étouffe », explique Cindy Lebel, pendant que le papa poursuit : « La sage-femme est intervenue pour remettre le cordon à l’intérieur du corps de ma femme. Elle a mis son avant-bras dans l’utérus. » Mais il était déjà trop tard.

« Ils sont tous venus. Là, c’était la panique. L’équipe médicale a déclenché le code rouge, comme ils disent pour les urgences. Mais je ne suis partie en césarienne que 43 minutes plus tard. L’anesthésie a mal fonctionné. Je ressentais tout mais je ne pouvais pas le dire. Je pleurais intérieurement. J’ai cru mourir. »

Yolan est né à 5h48, et a été transféré à l’hôpital de Corbeil-Essonnes. « A cet instant, le personnel nous dit de ne pas nous inquiéter. Là, mon mari, rassuré, parle au médecin du Samu, qui lui annonce que notre fils est en fait dans un état critique. »

Mettant en cause « le manque de personnel présent ce soir-là », Cindy Lebel se sent un peu soulagée de cette fermeture : « On se dit qu’on n’a pas affabulé, et qu’on va aider les futures familles à ne pas passer par le drame que l’on vit. Il n’y a pas, dans cet hôpital, une organisation qui permet de gérer un accouchement avec des complications. »

Le couple va porter plainte dans les prochains jours. « Je ne mets pas tout le monde dans le même sac. Le directeur et le gynécologue de ce soir-là sont les plus responsables, à mes yeux. » Dans leur collimateur aussi : le directeur de l’hôpital, Thomas Talec, et son président, le député-maire d’Étampes, Franck Marlin.

INTERVIEW DE CINDY POUR LE PARISIEN :

Que vous inspire cette fermeture ?

C’est malheureux pour le personnel qui ne travaillait pas le soir de mon accouchement. Mais les autres sont responsables. Pourtant, je connaissais cet hôpital. J’y suis née, ma fille de 3 ans aussi. Toute ma famille est passée par là.

Vous aviez donc confiance ?

Oui, totalement. J’avais rendez-vous pour un déclenchement le 30 juin. J’étais à terme. Le 29 au soir, j’ai senti des contractions.

Votre grossesse s’était-elle bien déroulée ?

Sans problème. Mais dix jours avant le terme, le bébé s’est retourné et se présentait par le siège. Le gynécologue a estimé que mon bassin était assez large. Je voulais une césarienne. On m’a répondu : « Ici, ce n’est pas à la carte, et on m’a promis six personnes pour m’assister pendant l’accouchement. »

Combien de sages-femmes se sont occupées de vous ?

Une seule. Pourtant, le cœur de mon bébé avait du mal à chaque contraction. Et la péridurale n’a jamais fait effet. J’aurais pu marcher. Je réclamais une césarienne. A 4 heures, ils ont percé la poche des eaux. Cela a duré une demi-heure. Puis on m’a laissée seule avec mon conjoint. Une autre femme était arrivée entre-temps et allait accoucher. A 5 heures, j’ai senti quelque chose sortir. Mon mari a regardé. C’était le cordon ombilical.

Comment a réagi le personnel de l’hôpital ?

Ils sont tous venus. Quand le cordon sort, le bébé le compresse et s’étouffe. Mais je ne suis partie en césarienne qu’une demi-heure plus tard. L’anesthésie a mal fonctionné. Je ressentais tout mais je ne pouvais pas le dire. Je pleurais intérieurement. J’ai cru mourir.

Dans quel état était votre bébé à ce moment ?

Il a été transféré à l’hôpital de Corbeil-Essonnes. A cet instant, le personnel de Dourdan nous dit de ne pas nous inquiéter. Là, mon mari, rassuré, parle au médecin du Samu, qui lui annonce que notre fils est en fait dans un état critique.

Quand avez-vous décidé de le laisser partir en soins palliatifs ?

Yolan aurait été incapable de parler, s’alimenter ou bouger. J’ai travaillé dans une association qui s’occupe de ce genre d’enfant. Je sais que c’est très lourd à vivre.

Avez-vous eu des nouvelles de l’hôpital de Dourdan ensuite ?

Rien. Un jour de septembre, j’ai parlé de mon cas à un journal du coin, « le Républicain ». Bizarrement, le soir même, je recevais un appel du directeur de l’hôpital, qui a dans la foulée prévenu l’ARS. Sinon, je pense que tout cela aurait été étouffé.

Quelle suite allez-vous donner à cette affaire ?

Nous allons porter plainte. J’attends que l’hôpital reconnaisse son erreur et soit condamné. Ils m’ont volé notre fils et menti. Oui, l’hôpital a volé mon fils. Ma fille demande sans cesse quand son frère reviendra du ciel. Et nous avons mis notre maison en vente. Je ne peux pas y vivre avec la chambre de Yolan.

REVUE DE PRESSE :

LE PARISIEN : https://www.leparisien.fr/essonne-91/la-maternite-de-dourdan-est-responsable-de-la-mort-de-mon-bebe-20-10-2013-3243325.php

L’ECHO REPUBLICAIN : https://www.lechorepublicain.fr/eure-et-loir/actualite/2013/10/21/un-couple-d-eurelien-crie-a-l-erreur-medicale-a-la-maternite-de-dourdan_1737958.html

LA REPUBLIQUE DU CENTRE : https://www.larep.fr/dourdan-91410/actualites/l-hopital-m-a-vole-mon-fils_1737960/

ELLE : https://www.elle.fr/Societe/News/Maternite-de-Dourdan-la-mere-du-bebe-mort-porte-plainte-2614813

LE QUOTIDIEN DU MEDECIN : https://www.lequotidiendumedecin.fr/hopital/lars-ferme-une-maternite-de-lessonne-apres-la-mort-dun-nouveau-ne?origin=sosmedecins

OUEST-FRANCE : https://www.ouest-france.fr/societe/essonne-lactivite-dune-maternite-suspendue-apres-la-mort-dun-nouveau-ne-1630606

CNEWS : https://www.cnews.fr/france/2013-10-20/une-maternite-suspendue-suite-au-deces-dun-bebe-588410

Décès d’un bébé : la responsabilité du CHU Félix Guyon établie par le tribunal.

L’expertise a conclu a un défaut d’organisation dans la prise en charge de la patiente. Pour les experts, le bébé ne serait peut-être pas mort si une IRM avait été pratiquée ou s’il avait été pratiqué une césarienne. Le tribunal administratif a reconnu la faute du CHU.

C’est le cauchemar d’un jeune couple qui s’étire encore devant les tribunaux, plus de six ans après les faits.

Leur bébé à naître est décédé le 17 janvier 2013 à la suite d’une « négligence »  et d’un « défaut d’organisation de la prise en charge » de la part du CHU Félix-Guyon.

Ainsi, il a été établi que la jeune femme enceinte a été hospitalisée d’urgence le 11 janvier 2013 en raison de vives douleurs abdominales et « n’aurait jamais dû être autorisée à quitter l’hôpital le 14 janvier sans que soit réalisée une IRM, comme le préconisait son gynécologue »  , a noté le rapporteur public du tribunal administratif, en citant les rapports d’expertise.

Souffrant d’une hernie amniotique liée à une rupture utérine, la jeune femme est pourtant renvoyée chez elle. Trois jours plus tard, elle revient à l’hôpital en souffrant le martyre, pour découvrir que le cœur du bébé ne bat plus.

Pour un premier expert, « la non-réalisation de l’IRM avant la sortie malgré la persistance de la symptomatologie douloureuse n’est pas conforme aux règles de l’art. »   Il pointe un outre comme « inadaptées » les conditions d’accueil de la patiente, qui a attendu deux heures aux urgences et a dû faire les déplacements debout, et relève un « cumul de différents problèmes organisationnels ayant réduit les chances d’accueillir un bébé vivant. » 

Si la responsabilité du CHU a donc été établie par jugement du 4 mai 2017, restait à mesurer le taux de perte de chance d’avoir un enfant viable pour déterminer le montant de l’indemnisation des parents.

L’enfant était viable

Là encore, le deuxième expert est tout aussi catégorique. « Il est encore moins compréhensible que Mme X. ait été autorisée à sortir (…) sans avoir fait un diagnostic précis ou alors sans avoir pris la décision de faire une césarienne d’emblée »relève-t-il.

En effet, il semble que l’enfant, avec 32 semaines d’aménorrhée, aurait « à coup sûr été viable », quoique prématuré. Et l’expert de mettre en cause « une négligence dans la mise à disposition de tous les moyens diagnostics et thérapeutiques. »

Malgré ces conclusions établissant à « 100 % » le taux de perte de chance d’avoir un enfant viable, le CHU tente de limiter la casse. En contestant tout d’abord l’existence d’un « préjudice d’affliction » pour le père d’un enfant mort-né, alors que cette notion est reconnue par la jurisprudence. En outre, l’hôpital entend minimiser le taux de perte de chance à 90%, se basant sur « un taux de mortalité de 3 à 6 % selon la littérature médicale.»

Or, relève le rapporteur public, « l’enfant était viable au moment de la prise en charge défectueuse et pouvait donc faire l’objet d’une césarienne (…) tandis que le risque de rupture utérine et de décès in utero aurait été quasiment réduit à zéro en cas d’hospitalisation de la mère. »

Il invite donc le tribunal à accorder à la mère une indemnisation globale de 20 000 euros, ainsi que 15 000 euros pour le père.

REVUE DE PRESSE :

L’INFO.RE : https://www.linfo.re/la-reunion/faits-divers/bebe-mort-in-utero-le-chu-devra-indemniser-le-couple

CLICANOO : https://www.clicanoo.re/Faits-Divers/Article/2019/10/04/Le-CHU-devra-indemniser-les-parents-dun-bebe-mort-ne_589403

FREEDOM : https://www.clicanoo.re/Faits-Divers/Article/2019/10/04/Le-CHU-devra-indemniser-les-parents-dun-bebe-mort-ne_589403

ZINFO974 : https://www.zinfos974.com/La-responsabilite-du-CHU-est-engagee-dans-la-mort-d-un-bebe_a144958.html